L'Ilienne rêve encore...
La nuit avance, dans le souffle effacé des dernières libellulles,
Lassées de vivre et d'essayer d'égayer le lac, de leurs danses nautiques, de leur doux frou-frou d'ailes froissées, et caressées, tout à la fois, par le lac et le vent.
Dans un dernier éclat des ailes irisées, les libellulles retiendront la lumière, illumineront le lac, pour se taire, soudain, privées de vie, comme l'aveugle, et s'en aller... Au fond du lac? Au fond des cieux?
Alors, dans le mystère des haies de cyprès, dans le plus profond des immenses allées, dans le coeur des taillis les plus reculés, dans le secret de la nuit jalouse, on entendra crépiter les grillons... |